Le Bigscreen Beyond 2, notre avis pour la course : c’est un casque micro-OLED de 107 g, casque seul, qui ne tourne que sur un PC Windows, exige une sortie DisplayPort 1.4 avec compression DSC et ne démarre pas sans au moins une station de base SteamVR, même assis dans un baquet. Il ne fonctionne avec aucune console. Il convient au pilote PC qui a déjà des stations de base, ou qui accepte de les acheter, et une carte graphique qui gère cette compression. Il ne convient pas au pilote PS5, ni à celui qui veut brancher un casque et rouler dans la foulée.
Cette page documente le Beyond 2 au modèle près, à partir de ce que publie Bigscreen : la carte graphique et les stations qu’il réclame, le carton, la garantie vue depuis la France, les pièces vendues au détail, la connectique et surtout le dépannage, avec la parade que le fabricant publie contre les interférences des bases direct drive. Les principes de la VR de course vivent dans notre guide du casque VR simracing, et le classement des casques dans notre sélection du meilleur casque VR pour le simracing.
Bigscreen Beyond 2 avis : que vaut ce casque pour la course ?
Très documenté, très exigeant, et vendu par un seul canal : la fiche ci-dessous résume ce que publie Bigscreen, ses points forts et ses limites, avant le détail.
Bigscreen Beyond 2 : la fiche complète pour le simracing, stations, garantie et dépannage compris
Ce qui gagne des dixièmes
- Deux écrans micro-OLED de 2 560 x 2 560 pixels, 116° de champ en diagonale, pour 107 g annoncés sans la sangle.
- Une rubrique de dépannage consacrée au simracing, avec un test et une parade contre les interférences des bases direct drive.
- Les pièces d’usure vendues au détail, une vidéo de démontage et des fichiers de conception publiés.
- Les coussinets, sangles, câbles et Link Box du premier Beyond qui restent compatibles.
Ce qui freine
- Des stations de base SteamVR obligatoires, même en position assise, et absentes du carton.
- Une sortie DisplayPort 1.4 avec DSC exigée : une carte qui ne la gère pas n’affiche rien du tout.
- Aucun son dans la sangle livrée, aucune console, aucun revendeur relevé en France.
- Le suivi oculaire réservé au Beyond 2e, et non ajoutable après l’achat selon la fiche.
Côté achat, le Beyond 2 se commande sur la boutique de Bigscreen, en anglais et en euros, avec livraison en France. Nous ne l’avons trouvé sur amazon.fr ni par son nom ni par ses références de modèle, ce qui explique l’absence de bouton d’achat sur cette page.
Deux contrôles avant de commander. Ta carte graphique doit sortir du DisplayPort 1.4 avec DSC, branché sur la carte dédiée et pas sur la carte mère. Et tu dois avoir au moins une station de base SteamVR, de même génération si tu en as deux. Sans l’un ou l’autre, le casque ne s’initialise pas et affiche un écran gris, quelle que soit la simulation.
Avec quel PC, quelles stations de base et quels jeux le Beyond 2 fonctionne-t-il ?
Avec un PC sous Windows 10 ou 11, une carte graphique qui gère le DisplayPort 1.4 avec DSC, et au moins une station de base SteamVR. Bigscreen exclut explicitement les consoles, les smartphones et les boîtiers de salon, ne prend pas en charge macOS, et décrit Linux comme non pris en charge officiellement.
La carte graphique : cinq planchers publiés, une exigence qui ne bouge pas
La fiche de la boutique demande une RTX 2070 ou une RX 5700 XT, un processeur à quatre cœurs et 16 Go de mémoire, avec la mention « DisplayPort 1.4 and DSC required ». Mais Bigscreen écrit ce plancher de cinq façons selon le document. Le guide d’installation dit RTX 2070 ou RX 5700 et plus récent. L’article d’avant-achat de sa base de connaissances parle de la série RTX 2000 ou RX 5000 comme d’une exigence ferme. L’article sur les portables cite RX 5700 XT, RTX 2060 ou mieux. Et l’article consacré à AMD fixe le minimum à une RTX 2050 ou une RX 5600 XT. Notre page sur la configuration PC pour la VR retient la valeur de la fiche, la plus exigeante des cinq : c’est aussi celle que nous conseillons de viser.
Ce qui ne varie dans aucun document, c’est la compression DSC sur la sortie DisplayPort. Bigscreen nomme deux cartes haut de gamme de leur époque comme incompatibles, la GTX 1080 Ti et la RX Vega 64, ainsi que toutes les puces graphiques intégrées. La fiche précise la conséquence : sur une carte qui ne répond pas à l’exigence, le Beyond ne se contente pas de mal tourner, il n’arrive pas à initialiser l’affichage. Un PC refusé ne se rattrape donc par aucun réglage graphique.
Les portables et les cartes AMD
Un portable convient s’il a une sortie mini DisplayPort ou USB-C câblée directement sur sa carte graphique dédiée. Si la sortie passe par la puce intégrée, le casque renvoie l’erreur 436. Bigscreen ajoute qu’un adaptateur HDMI vers DisplayPort ne fonctionne dans aucun cas. Le fabricant publie une méthode pour vérifier le câblage d’un portable équipé NVIDIA, par le panneau de configuration du pilote, et annonce celle des portables AMD pour plus tard.
Les cartes AMD demandent un passage obligatoire, décrit une seule fois : passer en affichage étendu, régler la définition sur 5 088 x 2 544 ou 3 840 x 1 920 et la fréquence sur 75 ou 90 Hz, puis activer l’affichage direct dans SteamVR. L’article, dans sa version de juin 2026, signale que les pilotes AMD à partir de la version 25.4.1 gênent cette manipulation et conseille de revenir à la 25.3.1. Ce conseil de version périme vite : relis l’article du fabricant le jour où tu installes.
Les stations de base : obligatoires même assis dans un baquet
Oui, il en faut au moins une, et la question est posée telle quelle dans la base de connaissances de Bigscreen à propos du simracing : sans station, le casque ne s’initialise pas et affiche un écran gris. Pour un usage assis, le fabricant écrit qu’une station peut suffire et que deux rendent le suivi plus fiable. Les générations 1.0 et 2.0 sont acceptées, mais ne se mélangent pas. Les stations Valve et HTC conviennent.
Le placement compte autant que le nombre. Bigscreen demande au moins un mètre entre le casque et une station, et prévient qu’à moins de 20 cm le suivi devient peu fiable. Dans un cockpit compact où l’on serait tenté de fixer une station juste derrière l’appuie-tête, c’est une contrainte de montage à intégrer dès le départ.
Les manettes, en revanche, sont facultatives en course. La fiche le dit simplement : en simracing, le volant et le pédalier sont déjà tes commandes. Les manettes non SteamVR, celles d’un Quest ou d’un Pico, ne sont pas prises en charge.
Les jeux de course et le suivi oculaire
Selon sa page d’usages, le Beyond 2 fonctionne avec toute simulation de course ou de vol qui gère la VR. Le suivi oculaire du Beyond 2e ouvre en plus le rendu fovéal dynamique, qui calcule en pleine définition la zone que tu regardes et allège la périphérie. Dans le guide de performances que Bigscreen consacre aux simulations, iRacing est le seul jeu de course listé : la fonction y est intégrée nativement par la technologie VRWorks de NVIDIA, donc réservée aux cartes NVIDIA, avec un impact processeur jugé faible. Les autres titres de la liste sont des simulateurs de vol ou d’espace. Notre page sur les casques VR pour PC replace ce suivi oculaire parmi les autres casques.
Que contient le carton du Beyond 2, et que faut-il acheter en plus pour rouler ?
Le casque, la sangle souple, l’outil de réglage de l’écart pupillaire, le câble fibre optique de 5 mètres, la Link Box et un chiffon de nettoyage, selon la fiche. Il n’y a ni station de base, ni manette, ni audio : la sangle souple n’a pas de haut-parleurs.
Les documents ne donnent pas tous la même liste. La carte de commande du site vitrine omet l’outil et le chiffon. Le guide d’installation, lui, ajoute la sangle supérieure, un passe-câble en caoutchouc propre au Beyond 2, et le coussinet sur mesure quand il a été choisi. Rien de contradictoire sur le fond, mais si tu cherches le chiffon dans la liste du site vitrine, tu ne le trouveras pas.
Le coussinet : trois interfaces, une seule faite à ta mesure
Le coussinet se choisit à la commande, parmi trois interfaces. Le coussinet sur mesure est moulé d’après un scan 3D de ton visage, fait avec un iPhone XR ou plus récent ; la fiche suggère d’emprunter l’iPhone d’un proche ou de passer dans un magasin Apple si tu n’en as pas. Le coussinet universel s’adapte à tous les visages sans scan. Le joint universel vise le champ de vision maximal et s’associe au support Halo Mount.
Deux règles de Bigscreen méritent d’être connues avant de choisir. Si le coussinet sur mesure ne donne pas le résultat attendu, il peut être refait gratuitement dans les 30 jours suivant la réception. Et le scan du visage est conservé sans limite de durée pour pouvoir refaire un coussinet, sans être vendu ni partagé, selon les conditions matérielles.
Ce qu’il faut ajouter : les stations, le son, et rien côté commandes
Pour rouler, il te faut au minimum une station de base SteamVR et une solution audio. Le casque a un port USB-C dédié aux accessoires, à vitesse USB 2.0, et des micros stéréo intégrés. Le son passe donc par la sangle audio de Bigscreen ou par un casque USB-C branché sur ce port. Les stations, elles, ne s’achètent pas chez Bigscreen : la fiche précise qu’elles ne sont ni incluses, ni vendues sur sa boutique.
Que couvre la garantie du Beyond 2 quand on l’achète depuis la France ?
Un an selon la fiche, porté à deux ans pour un achat dans l’Union européenne. Mais le document de garantie de Bigscreen écrit autre chose pour le consommateur européen : sa garantie limitée ne s’applique pas à lui, et il relève des garanties prévues par la loi. Les deux textes viennent du même fabricant et nous les donnons tels quels, sans trancher.
Le point de départ du délai varie aussi. La garantie en ligne le fait courir à partir de la date d’expédition, le guide de sécurité publié par Bigscreen à partir de la date d’achat. Ce guide date de 2023 et rien n’indique qu’il ait été revu pour le Beyond 2.
Ce que la garantie exclut
Le marquage des écrans OLED n’est pas couvert, et c’est l’exclusion qui concerne le plus un pilote : un HUD affiché au même endroit, relais après relais, est une image fixe. L’usure des coussinets, des sangles et des câbles est également exclue. S’y ajoutent les classiques : modification ou réparation hors d’un centre désigné, numéro de série altéré, mauvais entretien, nettoyage hors des consignes du manuel, usage commercial et produit vendu reconditionné.
Le retour sous 14 jours et la limite des 20 heures
Tu disposes de 14 jours après réception pour retourner le casque. Au-delà de 20 heures d’utilisation, relevées dans l’utilitaire de réglage de Bigscreen, le casque n’est plus considéré comme neuf. Le coussinet sur mesure et les verres correcteurs, fabriqués pour une seule personne, ne sont pas remboursables.
Les frais de retour sont donnés de deux façons sur la même fiche. Le bandeau annonce des retours gratuits sous 14 jours, et la foire aux questions de la page précise qu’il n’y a pas de frais pour un retour normal, mais que le port du retour reste à la charge de l’acheteur. Une note de bas de fiche évoque des frais de remise en stock pour un casque très utilisé ou abîmé, alors qu’un article de la base de connaissances écrit qu’il n’y en a pas pour le Beyond 2. Côté import, la fiche affirme que la TVA et les droits sont pris en charge et que rien n’est perçu à la livraison ; le site vitrine dit seulement qu’ils sont calculés ou expliqués à la commande.
La procédure de retour en garantie
La demande passe par le support, et le retour se fait sur autorisation. À l’international, il passe par une étiquette DHL Express ou UPS, et Bigscreen demande l’emballage d’origine ou un emballage équivalent. Garde donc le carton : un casque de 107 g voyage mal dans un colis improvisé.
Quelles pièces du Beyond 2 se remplacent, et peut-on le réparer soi-même ?
La Link Box, le câble fibre, la sangle souple, les coussinets et le joint se vendent séparément sur la boutique, et d’autres pièces de rechange passent par le support. Bigscreen publie en outre une vidéo de démontage et les fichiers de conception 3D du casque, dans une rubrique de ses conditions consacrée au droit à la réparation.
Les pièces au catalogue et leur délai
Les accessoires et les pièces de rechange partent sous une semaine quand ils sont en stock, d’après l’article de suivi de commande. C’est utile à savoir pour les pièces d’usure, puisque la garantie ne couvre ni les coussinets, ni les sangles, ni les câbles : un câble fibre abîmé par le pivotement d’un siège se remplace, il ne se fait pas prendre en charge.
Si tu as déjà un premier Beyond, Bigscreen indique que les coussinets, les sangles, les câbles et la Link Box du premier Beyond fonctionnent sur le Beyond 2. Le premier Beyond est classé en matériel ancien par la base de connaissances, et la boutique propose à ses possesseurs un kit nommé Beyond 2 Upgrade Kit.
Le droit à la réparation, et sa limite
Les conditions matérielles publient la réparabilité et sa limite dans le même paragraphe : la vidéo et les fichiers existent, mais un dommage causé par l’utilisateur annule la garantie. Démonter le casque pour une intervention que Bigscreen n’a pas autorisée reste donc à tes risques, même avec la documentation en main.
Comment se branche le Beyond 2, et quels pièges cache sa connectique ?
Le casque se relie à la Link Box par un câble fibre optique de 5 mètres, et la Link Box se branche au PC par deux câbles USB-A 3.0 et un câble DisplayPort 1.4 intégrés, longs de 0,5 m. Le piège principal : le câble fibre n’est pas réversible.
Le câble fibre : un sens, un port
L’extrémité à étiquette violette va au casque, dans le port USB-C gauche. L’extrémité à étiquette orange, avec sa fiche en D, va à la Link Box. Le port USB-C droit du casque est réservé aux accessoires. Un câble branché à l’envers ou mal enfoncé figure en tête des causes publiées d’un casque non détecté, avant toute hypothèse logicielle.
La portée en cockpit et l’alimentation
La portée totale est d’environ 5,5 mètres, câble fibre et câbles de Link Box additionnés. Le DisplayPort se branche sur la carte graphique, jamais sur la sortie de la carte mère. La Link Box a aussi un câble d’alimentation seule, qui accepte un chargeur 5 V 2 A ou un concentrateur alimenté.
Pour une carte d’extension USB, Bigscreen recommande les puces Fresco Logic FL1100EX et Renesas, déconseille la Fresco FL1100 sans le suffixe EX, et demande d’éviter les puces VIA. Un détail de fiche technique qui fait la différence entre un casque stable et des déconnexions inexpliquées en plein relais.
Pourquoi le Beyond 2 perd-il son suivi près d’une base direct drive, et comment l’éviter ?
Parce qu’une base direct drive, un transducteur de vibrations ou des vérins de simulateur dynamique consomment beaucoup de courant et peuvent émettre des interférences électromagnétiques, qui perturbent le suivi du casque et le font basculer sur un écran gris. La parade la plus courante publiée par Bigscreen : enrouler le câble principal du casque sept ou huit fois, de façon régulière, autour d’un tore de ferrite de référence FT240-31.
Bigscreen précise que le problème n’est pas propre au Beyond et touche les casques suivis par stations de base depuis le premier HTC Vive. C’est la section la plus utile de cette page pour un pilote équipé en direct drive, et nous ne l’avons trouvée sur aucune des pages francophones consacrées à ce casque que nous avons lues.
Le test des ouïes : interférence ou vibration
Le test publié par Bigscreen se fait base allumée, assis à ta place habituelle, casque sur la tête. Touche les ouïes grillagées du casque du bout d’un ou deux doigts à la fois, environ trois secondes à chaque endroit, sans masquer les capteurs avant. Si l’image se met à flotter comme sur un bateau, ou si l’écran passe au gris, une interférence est probable.
Si le test est négatif et que l’écran gris tombe pile sur les évènements de retour de force, vibreurs ou bosses en courbe, le fabricant oriente vers une autre cause : la résonance entre le support des stations de base et la base du volant. Des stations fixées au cockpit peuvent vibrer à certaines fréquences et produire un symptôme identique. Le remède publié : les fixer au mur ou sur des trépieds solides.
Les parades publiées, dans l’ordre
Dans l’ordre où Bigscreen les présente :
- Le tore FT240-31, sept ou huit tours de câble répartis ; le fabricant insiste sur la référence exacte, met en garde contre les copies, et juge les ferrites à clipser moins efficaces. Plusieurs tores peuvent se combiner.
- L’enroulement des câbles DisplayPort et USB de la Link Box, avec un résultat variable selon les installations.
- L’isolation de la base du châssis métallique par des rondelles en plastique ou en caoutchouc, pour que le cockpit ne serve pas d’antenne ; certains utilisateurs cités par l’article enveloppent aussi la base dans un tissu de blindage.
- Des prises ou des disjoncteurs différents pour le PC et pour le cockpit.
- Une ferrite de type 75 à la place ou en complément de la FT240-31, quand l’interférence se concentre dans les basses fréquences.
- Le Link Booster, installé entre la Link Box et le câble, côté Link Box et non côté casque.
- Sur un simulateur dynamique, un blindage à la source : extrémités de câbles enveloppées d’une feuille reliée à la terre, et variateurs des vérins montés dans une armoire métallique.
Dernier cas de l’article : si l’écran gris ou noir persiste loin de toute source suspecte, Bigscreen écarte l’interférence et soupçonne un défaut du casque, à signaler au support avec le rapport système de SteamVR.
Comment dépanner le Beyond 2 en simracing ?
En partant du symptôme : la base de connaissances de Bigscreen classe ses articles par panne, et chacun donne une cause et un remède. Voici ceux qui concernent un cockpit, en dehors des interférences traitées plus haut.
L’écran gris et ses autres causes
Un écran gris qui revient toutes les 23 secondes environ vient d’un tapis de souris à recharge sans fil, selon l’article consacré à l’écran gris. Un écran gris sous éclairage RGB ou sous un plafonnier vient de la lumière ambiante, qui traverse la coque transparente : le remède publié est une coque noire, que l’utilisateur peut monter lui-même. Et une station trop proche du casque, sous la barre du mètre, dégrade le suivi.
L’image déformée dans iRacing
Une image déformée comme dans un miroir de fête foraine, dans iRacing, vient d’une simulation lancée en mode OpenVR. Le correctif publié : choisir OpenXR avant d’ouvrir la configuration graphique du jeu, avec le casque déjà actif dans SteamVR.
Casque non détecté, écran noir, saccades
Un casque non détecté, voyant éteint, vient le plus souvent d’un câble inversé ou mal enfoncé, d’un branchement sur des ports USB 2.0, ou de Steam lancé sans les droits d’administrateur. Bigscreen publie ensuite un diagnostic par la console de SteamVR : si aucune entrée commençant par « LHR- » n’apparaît, la mémoire de configuration du casque est défaillante et il repart à l’atelier ; si elle apparaît, c’est un composant Visual C++ de Windows qu’il faut réparer.
Dans les scènes claires, un écran noir signale une alimentation insuffisante : chargeur trop faible, carte d’extension USB, ou mode d’alimentation de Windows. Les saccades viennent souvent des logiciels de surveillance, de RGB ou d’overclocking, de la planification GPU à accélération matérielle de Windows, ou d’une définition de rendu laissée en automatique dans SteamVR. Bigscreen tient aussi une liste de versions de pilotes NVIDIA et AMD à éviter, datée et mise à jour.
Enfin, une configuration corrompue après un changement de fréquence, erreur 436, se répare en rechargeant la configuration sauvegardée par l’utilitaire. Le fabricant l’écrit en capitales : ne réinstalle pas Windows et n’efface pas ton disque.
La buée et la chaleur pendant un relais
La buée sur les lentilles est normale selon Bigscreen et disparaît en une dizaine de minutes ; laisser le casque branché en veille le garde chaud. La chaleur sous le coussinet sur mesure est un constat partagé par les essais publiés sur ce casque, qui recommandent des pauses régulières au fil d’une longue session. Bigscreen publie ses propres parades : baisser la luminosité, monter la ventilation dans l’utilitaire, orienter un ventilateur vers soi, et glisser de petits aimants de 3 x 1 mm en guise de cales. Attention au mode de luminosité Overdrive, qui bloque le ventilateur à 100 %. Si l’inconfort tient moins de la chaleur que de l’estomac, notre page sur le mal des transports en VR en détaille les causes et les réglages.
Quelles différences entre le Beyond, le Beyond 2 et le Beyond 2e ?
Le Beyond 2 ajoute au premier Beyond un écart pupillaire réglable œil par œil et des optiques pancake revues, pour un casque plus léger. Le Beyond 2e ajoute le suivi oculaire pour 1 g de plus. Le reste est commun, selon la fiche.
Le premier Beyond pesait 127 g selon le site vitrine, et son écart pupillaire était réglé en usine : le changer imposait un retour à l’atelier, facturé. Le Beyond 2 se règle avec l’outil fourni. Le Beyond 2e pèse 108 g ; son modèle de l’œil s’affine sur les serveurs de Bigscreen à partir des images prises pendant l’enregistrement initial, un point à connaître si tu tiens à ce que rien ne sorte de ta machine. Une édition VRChat du 2e existe en coque violette, et le Beyond 2 se décline en coques transparente, noire ou orange.
Passer d’un Beyond 2 à un 2e après l’achat n’est pas possible selon la fiche, qui écrit que le suivi oculaire n’est pas proposé en mise à niveau séparée. Une foire aux questions plus ancienne de la base de connaissances laissait la porte ouverte à une telle évolution. Nous retenons la fiche comme position actuelle : si le suivi oculaire t’intéresse pour iRacing, c’est à la commande qu’il se décide.
75 ou 90 Hz : ce que Bigscreen publie sur la définition de rendu
Bigscreen indique, pour un rendu SteamVR réglé à 100 %, une définition de rendu de 3 560 x 3 560 pixels en mode 75 Hz, et de 2 688 x 2 688 en mode 90 Hz. Le fabricant ajoute que le mode 75 Hz donne une image plus nette par défaut, et que le 90 Hz peut mieux convenir aux titres rapides. Le chiffre de 1 980 x 1 980 pixels qui circule en français pour le mode 90 Hz ne figure dans aucun des documents Bigscreen que nous avons lus.
Pour un pilote, l’arbitrage se résume ainsi : 75 Hz pour lire un compte-tours et repérer un point de freinage au loin, 90 Hz si ta carte tient la cadence et que la fluidité prime. Bigscreen ne publie pas de recommandation propre à la course entre les deux.
Les cotes publiées
Ses dimensions : 143,1 mm de long, 52,4 mm de large et de 24 à 49,2 mm de profondeur. L’écart pupillaire se règle physiquement de 53 à 70 mm, et Bigscreen annonce qu’une plage de 48 à 75 mm est acceptée. Le champ de 116° en diagonale, 108° en horizontal et 96° en vertical est mesuré avec le relief oculaire minimal et les accessoires par défaut, ce que la fiche précise. Le guide de sécurité de 2023 donne une plage de température d’utilisation de 10 à 35 °C, sans dire s’il vaut pour le Beyond 2. La comparaison de netteté, de champ et de poids avec les autres casques se fait dans notre comparatif VR ou triple écran.
À qui le Beyond 2 convient-il en simracing, et à qui non ?
Il convient au pilote PC qui a déjà des stations de base, ou qui accepte de les acheter et de les monter hors du cockpit, avec une carte graphique à sortie DisplayPort DSC. Il convient particulièrement au pilote d’iRacing équipé NVIDIA qui choisit le 2e pour son rendu fovéal. Mon verdict : sa documentation est la plus utile que j’aie lue pour un pilote PC, parce qu’elle traite le cockpit lui-même, et sa rubrique sur les bases direct drive vaut la lecture pour quiconque roule en VR près d’une base puissante, quel que soit son casque.
Il ne convient pas au pilote console : sur PS5, Gran Turismo 7 ne connaît que le casque de Sony, documenté dans notre avis sur le PSVR2 en simracing. Il convient mal à celui qui veut un casque complet en sortant du carton, sans stations, sans audio à ajouter, et sans commande à l’étranger. Pour lui, un casque autonome relié au PC, comme celui de notre avis sur le Meta Quest 3 en simracing, se branche sans station de base.
Comment cette page a été construite
La source. La fiche du Beyond 2 sur la boutique de Bigscreen, lue en direct, avec ses spécifications, son carton et sa foire aux questions ; le site vitrine, sa page d’usages et son guide d’installation ; les conditions matérielles, le document de garantie et le guide de sécurité publié par Bigscreen ; une quarantaine d’articles datés de sa base de connaissances, dont la rubrique consacrée au simracing et à la simulation de vol. Aucun de ces documents n’existe en français. Le test. Cette page est une synthèse documentaire : le casque n’a pas été pris en main, et la pratique personnelle du propriétaire du site, sur Gran Turismo 7 et Assetto Corsa Competizione sur PS5, ne comprend aucun casque VR. La chaleur sous le coussinet est reprise comme constat partagé par les essais publiés, pas comme une observation du site. Le contrôle. Avant d’écrire, deux pages francophones consacrées à ce casque ont été lues en entier et deux autres par sections, afin de ne retenir que les éléments qu’elles ne publient pas : carton, garantie, pièces, connectique, dépannage et compatibilités au modèle près. Le classement du dépouillement est indicatif, deux moteurs de recherche ayant bloqué nos requêtes. Les manques. Les fiches des accessoires n’ont pu être lues que sur une copie d’archive, la boutique refusant nos lectures répétées ; leurs descriptifs ne sont pas repris ici. La déclaration de conformité citée par le guide de sécurité est introuvable à son adresse. La date. Vérifications faites le 23 octobre 2026.
Questions courantes
Peut-on porter des lunettes avec le Bigscreen Beyond 2 ?
Le scan du visage se fait-il avec un téléphone Android ?
Où acheter le Bigscreen Beyond 2 en France ?
Combien de temps faut-il pour recevoir un Beyond 2 ?
Le Beyond 2 fonctionne-t-il sous Linux ?
🏁 Ce qu’il faut retenir
- La plateforme : PC sous Windows avec DisplayPort 1.4 et DSC, aucune console.
- Le suivi : au moins une station de base SteamVR, à plus d’un mètre du casque, non fournie.
- Le direct drive : un test des ouïes et un tore de ferrite FT240-31 publiés contre l’écran gris.
- La garantie : un ou deux ans selon le document, marquage OLED et pièces d’usure exclus.
Ce que nous retiendrions : le Beyond 2e pour un pilote d’iRacing équipé NVIDIA, le Beyond 2 pour les autres, avec deux stations de base de même génération fixées au mur. Ce que nous vérifierions avant de commander : la sortie DisplayPort DSC de la carte graphique, la place des stations hors du cockpit, et le choix du coussinet, puisque le sur mesure n’est pas remboursable. Ce que cette page ne couvre pas : la netteté et le confort ressentis en course, que nous n’avons pas éprouvés, et le classement face aux autres casques, fait dans notre sélection dédiée.





