Sur iRacing, le matériel n’est pas un achat d’essai, c’est un investissement de durée. Le titre fonctionne par abonnement, il te note en permanence sur ta propreté de pilotage, et il te fait progresser à travers des classes de licence. Autrement dit, tu vas y passer des centaines d’heures avec le même volant, et ce qui compte devient la régularité et la fatigue plutôt que la performance sur cinq tours.
La deuxième particularité est une bonne surprise : iRacing est le seul titre de ce silo à proposer une calibration automatique du retour de force. L’éditeur documente un bouton qui règle la force au maximum sans provoquer d’écrêtage, après quelques tours de collecte. C’est une exception à la méthode générale du site, et je la traite comme telle plus bas.
Cette page ne classe pas les volants pour ordinateur, sujet du comparatif des volants PC, et ne donne pas la méthode générale de réglage, qui vit dans notre page dédiée. Elle traite ce qui est propre à iRacing. Pour la vue d’ensemble, le départ reste notre guide du volant simracing.
Cinq bases retenues sur ce que le titre demande réellement : de la durée, de la régularité et un signal exploitable sur de longues sessions. Chaque modèle est détaillé plus bas, avec ses caractéristiques, ses points forts et ses limites.
// LA GRILLE DE DÉPART

MOZA R9 V3 Wheel Base

FANATEC CSL DD QR2 Wheel Base

Logitech G PRO Racing Wheel (PC)

Thrustmaster T598

Logitech G G29 Driving Force
iRacing publie un avertissement de sécurité que peu de gens lisent : sur une base à entraînement direct, il est important de limiter la force du volant pour éviter une blessure potentielle. Le réglage porte le nom de force du volant, il se renseigne selon les spécifications du fabricant de ta base, et l’éditeur publie une table de valeurs recommandées par modèle qui va de 2 Nm pour les Logitech G25 à G923 et les Thrustmaster TX et TMX, jusqu’à 13 Nm pour les AccuForce. Renseigne cette valeur avant ta première session, pas après.
Ce que le modèle d’iRacing change pour ton matériel
Le modèle du jeu transforme le matériel en investissement de durée, parce qu’on ne quitte pas iRacing au bout de trois semaines. L’abonnement, la progression par classes de licence et la note de sécurité créent un engagement long, et le volant que tu choisis t’accompagnera pendant des centaines d’heures.
Ce cadre déplace les critères. Sur un jeu qu’on essaie, tu cherches des sensations immédiates. Sur iRacing, tu cherches ce qui ne te fatiguera pas au bout de deux heures, ce qui ne dérivera pas au bout de deux ans, et ce qui te rendra régulier plutôt que ponctuellement rapide.
La note de sécurité récompense la régularité, pas la pointe de vitesse
iRacing attribue à chaque pilote une note de sécurité, qui commence à 2,5 pour tout membre à son arrivée. L’éditeur explique qu’elle se calcule à partir du nombre de virages parcourus, des points d’incident accumulés, de la classe de licence et de la note de départ, et des résultats passés, le tout moyenné sur un nombre défini de tours et mis à jour à la fin de chaque session officielle classée.
Cette mécanique a une conséquence directe sur le choix du matériel, et elle est rarement formulée. Un volant qui te rend rapide sur cinq tours mais qui te fatigue ou te surprend te coûtera des points d’incident, donc de la note de sécurité, donc de la progression. Un volant plus modeste mais prévisible te fera monter plus vite. Sur ce titre, la régularité est la performance.
La progression par licences enferme ton choix dans la durée
La progression va de la classe rookie aux classes D, C, B, A puis pro, et elle conditionne les séries auxquelles tu peux participer. L’éditeur indique qu’une note de sécurité de 3,0 assortie du minimum de participation requis donne accès à la classe D, et qu’il faut ensuite 4,0 ou plus pour les promotions accélérées suivantes.
Autrement dit, tu ne changes pas de matériel tous les six mois sur iRacing, parce que chaque changement demande de réapprendre des repères que tu es en train de convertir en points. Cette continuité justifie d’acheter un cran au dessus de ce que tu prendrais sur un jeu d’essai, et surtout d’acheter dans un écosystème qui te laissera évoluer sans tout remplacer.
Le classement de niveau ne dépend pas du matériel
Le titre attribue par ailleurs une note de compétitivité, distincte de la licence, dont l’éditeur précise qu’elle mesure le niveau de pilotage et sert à faire courir ensemble des pilotes de niveau proche, sans influer sur la classe de licence.
Je le mentionne parce que c’est rassurant à l’achat : ton matériel ne te classe pas. Personne ne te mettra dans une course plus difficile parce que tu as une base puissante. Ce qui te classe est ce que tu fais en piste, et un volant d’entrée bien réglé y suffit largement pour commencer.
Les réglages qu’iRacing expose, et sa calibration automatique
iRacing propose quatre réglages de retour de force qui portent des noms précis, et surtout une fonction que personne d’autre n’offre : une calibration automatique anti écrêtage. Ces quatre paramètres suffisent, et ils se comprennent bien une fois nommés correctement.
La méthode générale de réglage, valable partout, reste celle de la page qui la possède. Ce qui suit décrit uniquement ce que ce titre fait différemment.
La force du volant, un réglage de sécurité avant d’être un réglage de sensations
Le réglage de force du volant limite la force délivrée aux spécifications du fabricant, et l’éditeur en fait une question de sécurité : sur une base à entraînement direct, il est important de limiter cette force pour éviter une blessure potentielle. C’est le seul jeu de ce silo à formuler ainsi les choses.
L’éditeur publie une table de valeurs recommandées par modèle, qui s’étend de 2 Nm pour les Logitech G25 à G923 et les Thrustmaster TX et TMX, jusqu’à 13 Nm pour les AccuForce. Renseigner cette valeur correctement est le premier geste à faire : elle dit au jeu ce que ta base peut produire, et tout le reste du réglage en découle.
Le bouton de calibration automatique, et pourquoi c’est une exception
iRacing sait déterminer seul la force maximale qui n’écrête pas, et c’est unique dans ce silo. L’éditeur décrit la procédure : rouler quelques tours pour que le simulateur collecte des informations sur les niveaux de retour de force, revenir à l’écran du garage, puis sélectionner la fonction automatique. Elle règle alors la puissance à la valeur maximale ne provoquant pas d’écrêtage.
C’est une exception assumée à la méthode que je défends ailleurs sur ce site. Notre page consacrée aux réglages explique comment trouver soi même son seuil de saturation, précisément parce qu’aucun des fabricants relevés ne le publie. Sur iRacing, le jeu le calcule à ta place, et il serait absurde de refaire à la main ce que le titre fait mieux. La règle générale reste la référence pour tous les autres jeux, cette page traite le cas particulier.
L’exception a elle même sa limite, et l’éditeur la donne : la fonction automatique fonctionne très bien sur les volants à engrenages et à courroie d’entrée de gamme, mais elle se montre souvent trop forte sur les bases à entraînement direct puissantes, où il faut ensuite redescendre la puissance manuellement. Sur une base modeste, fais confiance au bouton. Sur une base puissante, sers t’en comme point de départ et applique ensuite la méthode manuelle.
Le mode linéaire et la force minimale
Le mode linéaire décide si le jeu amplifie ou non les petites forces. L’éditeur le recommande pour les bases à entraînement direct et précise que le désactiver amplifie les forces faibles, ce qui rend plus vivants les volants à engrenages d’entrée de gamme comme les Logitech G27, G29, G920 et G923. Il indique par ailleurs que le mode linéaire est désormais actif par défaut.
La force minimale poursuit le même objectif par un autre chemin : l’éditeur la décrit comme augmentant la sensation des petites forces sans toucher au poids de direction ni aux forces importantes, et la présente comme particulièrement utile sur les volants à engrenages et à courroie. C’est le réglage qui compense la zone morte mécanique de ces machines, et il ne sert à rien sur une transmission directe.
L’amortissement, réglé par famille de volants
iRacing publie des recommandations d’amortissement qui diffèrent selon la marque. Pour les anciens volants Logitech, G25, G27 et G29, l’éditeur conseille une force d’amortissement à zéro. Pour les volants Thrustmaster, il indique que l’amortissement n’est pas utilisé et suggère de le laisser à cent pour cent, tout en notant que certains préféreront zéro, ou une valeur au ressenti si le volant paraît trop libre.
Cette divergence apparente entre deux marques n’est pas une contradiction : elle reflète la façon dont chaque famille de matériel traite ce paramètre. C’est aussi un bon rappel que copier un réglage d’une marque à l’autre n’a aucun sens, ce que la page consacrée aux réglages développe en détail.
Ce que l’endurance demande à ton matériel
Les formats longs d’iRacing changent les critères d’achat plus que n’importe quelle question de couple. Une session d’endurance ne se juge pas sur la première heure mais sur la dernière, et les défauts qui passent inaperçus en course courte deviennent décisifs au bout de deux heures.
Trois points comptent réellement, et aucun ne figure en tête des fiches techniques.
La fatigue, qui arrive par la force et par la position
Une force trop élevée fatigue les avant bras bien avant la fin d’un relais. Sur un format long, le réglage juste n’est pas le plus fort mais celui que tu peux tenir sans crisper les mains, et c’est une des raisons pour lesquelles la table de force recommandée de l’éditeur mérite d’être respectée plutôt que dépassée.
La position joue autant. Un volant mal placé produit une tension d’épaules qui ne se voit pas sur dix minutes et qui devient handicapante sur deux heures. Avant d’accuser ton matériel, vérifie ta position, c’est gratuit et c’est souvent là que se trouve le problème.
La stabilité du signal dans le temps
Un capteur qui dérive te fait perdre de la constance, et la constance est ce que le titre mesure. Les capteurs à effet Hall et les capteurs magnétiques ne touchent rien mécaniquement et ne se dégradent donc pas comme une piste résistive frottée par un curseur. Sur un jeu qui te note sur des centaines de sessions, cet écart devient réel.
Le même raisonnement vaut pour l’échauffement. Une base sollicitée pendant deux heures monte en température, et certaines réduisent leur couple pour se protéger. Peu de fabricants publient ce comportement, donc c’est un point à surveiller plutôt qu’un critère chiffrable : si ton retour de force faiblit progressivement en fin de relais sans que tu aies touché à un réglage, c’est la piste à explorer.
L’évolutivité, parce que tu ne changeras pas tout
Sur iRacing, l’écosystème compte plus que sur un jeu qu’on essaie, parce que tu feras évoluer ton poste par étapes pendant des années. Une base à jante démontable te permettra de passer d’un cerceau GT à une jante formule selon les séries que tu cours, sans racheter le moteur.
C’est le même raisonnement que pour l’achat d’une base seule, développé dans notre page sur le volant seul sans pédalier. Sur un engagement long, payer une fois la bonne base coûte moins cher que remplacer deux fois un ensemble complet.
Les cinq bases que je retiens pour iRacing
Ces cinq références sont retenues sur ce que le titre demande dans la durée : un signal stable, une force maîtrisable et un écosystème qui évolue. Les caractéristiques viennent des fiches des fabricants, les recommandations de force de la documentation de l’éditeur.
MOZA R9 V3 : le palier qui tient les formats longs sans en faire trop

Ce qui gagne des dixièmes
- 9 Nm annoncés, un palier où la base cesse d’écrêter dans les gros appuis sans imposer une force fatigante sur un relais long.
- Transmission directe : aucun intermédiaire mécanique, donc un signal qui ne se dégrade pas avec l’usure d’une courroie.
- L’écosystème du fabricant couvre jantes, pédaliers, boîte et frein à main, ce qui compte sur un engagement de plusieurs années.
- Jante démontable, donc le passage d’un cerceau GT à une jante formule selon les séries se fait sans changer de moteur.
Ce qui freine
- Base nue : ni jante ni pédalier, et à ce couple une fixation rigide devient nécessaire.
- PC uniquement sur cette référence.
- Ce modèle ne figure pas dans la table de force recommandée publiée par l’éditeur : il faudra renseigner la valeur du fabricant toi même.
C’est la base que je conseille à quelqu’un qui s’installe durablement sur iRacing, et le raisonnement tient à la durée plutôt qu’à la puissance. Les 9 Nm sont le palier où l’on cesse de se demander si la base sature dans un gros freinage, sans atteindre les forces qui usent les avant bras sur un relais de deux heures. La transmission directe supprime la courroie, donc une pièce d’usure en moins sur un matériel destiné à tourner des centaines d’heures. Et l’écosystème complet du fabricant est un argument sérieux quand on sait qu’on fera évoluer son poste par étapes. Prévois la jante, le pédalier et une fixation à la hauteur dans ton budget initial.
FANATEC CSL DD QR2 : l’entrée dans l’entraînement direct la plus évolutive

Ce qui gagne des dixièmes
- 5 Nm suffisent largement sur un jeu où la force se limite volontairement, et la fatigue sur relais long y est moindre.
- L’écosystème de jantes est le plus fourni du plateau, du cerceau GT3 de 300 mm à la jante formule, ce qui suit la variété des séries du titre.
- Transmission directe, sans pièce d’usure entre le moteur et le cerceau.
- Plage de rotation très large, de 90 à 2 520°, ce qui couvre l’ensemble du parc du jeu, monoplace comme voiture de route.
Ce qui freine
- Base nue, jante et pédalier à ajouter avant de rouler.
- 5 Nm restent modestes si tu vises à terme les catégories les plus lourdes.
- La référence marchande est annoncée pour le PC ; l’ouverture console passe par une jante sous licence.
Sur un titre où l’on garde son matériel des années, l’évolutivité pèse autant que la puissance, et c’est là que cette base se distingue. Son catalogue de jantes est le plus complet de cette page, ce qui compte quand on passe des séries GT aux monoplaces au fil de sa progression : tu changes le cerceau, pas le moteur. Ses 5 Nm sont un choix cohérent sur iRacing, où l’éditeur invite à limiter la force plutôt qu’à la maximiser, et où deux heures de relais valent mieux avec un volant tenable. La plage de rotation très large est le troisième bon point, souvent oublié. Comme les autres bases nues de cette page, elle suppose un budget complémentaire.
Logitech G PRO Racing Wheel : 11 Nm et la marque que l’éditeur documente

Ce qui gagne des dixièmes
- 11 Nm annoncés, la valeur la plus élevée de cette page, avec la marge que cela laisse sur les catégories lourdes.
- L’éditeur publie une page de réglages recommandés dédiée aux volants de cette marque, ce qui facilite le point de départ.
- La restitution vibratoire ajoute une couche d’information distincte du retour de force classique.
- Le moyeu se change pour ouvrir d’autres plateformes, ce qui sécurise l’investissement dans la durée.
Ce qui freine
- Le fabricant ne précise pas si les 11 Nm annoncés sont un couple crête ou constant.
- À ce niveau de force, l’avertissement de sécurité de l’éditeur prend tout son sens : limiter la force du volant n’est pas facultatif.
- L’angle de rotation maximal n’est pas publié par le fabricant.
C’est la machine la plus puissante de cette sélection, et sur iRacing ce n’est pas nécessairement un avantage. L’éditeur recommande de limiter la force du volant aux spécifications du fabricant pour éviter une blessure, et sa fonction de calibration automatique est justement décrite comme souvent trop forte sur les bases puissantes. Autrement dit, cette base demande un pilote qui règle sérieusement, sinon elle donne le pire des deux mondes, de la fatigue et de l’écrêtage. Bien réglée, elle offre une marge que les 5 Nm de la concurrence n’ont pas, et la publication par l’éditeur de réglages recommandés pour cette marque facilite le point de départ. Le silence du fabricant sur la nature de ses 11 Nm reste ma réserve principale.
Thrustmaster T598 : le couple annoncé en valeur constante, ce qui aide au réglage

Ce qui gagne des dixièmes
- Le couple est annoncé en valeur constante, ce qui est exactement l’information dont le réglage de force du volant a besoin.
- Aucun réducteur entre le moteur et la jante, donc ni jeu au centre ni irrégularité de denture, et Thrustmaster annonce en plus une technologie sans crantage sur ce moteur à flux axial.
- Un menu de réglage fourni sur la base, en complément des quatre paramètres du jeu.
- Jante détachable et pédalier fourni, donc l’ensemble roule dès le déballage.
Ce qui freine
- Le pédalier Raceline LTE livré ne comporte que deux pédales.
- Ce modèle ne figure pas dans la table de force recommandée publiée par l’éditeur.
- Le fabricant a fait évoluer son attache rapide : la compatibilité des jantes se vérifie au modèle près.
Sa particularité sert directement le réglage d’iRacing, et c’est ce qui la place ici. Le titre te demande de renseigner la force que ta base peut produire, et ce fabricant est l’un des rares à annoncer un couple constant plutôt qu’un pic marketing : tu disposes donc de la bonne valeur au lieu d’un chiffre à interpréter. Le reste suit, avec une prise directe qui supprime le jeu au centre et un menu de réglage qui complète les quatre paramètres du jeu. C’est aussi le seul ensemble complet de cette page, jante et pédalier compris, ce qui en fait le chemin le plus court vers une première session. Deux pédales seulement, en revanche, et l’embrayage se rachète à part.
Logitech G G29 Driving Force : nommé par l’éditeur, et suffisant pour monter en licence

Ce qui gagne des dixièmes
- L’éditeur le nomme dans sa table de force recommandée, à 2 Nm, et lui consacre une page de réglages dédiée.
- La calibration automatique du jeu est décrite comme fonctionnant très bien sur ce type de volant, ce qui simplifie énormément la mise en route.
- La force minimale et le mode linéaire désactivé sont précisément prévus pour rendre ce genre de mécanique plus vivante.
- Trois pédales acier de série, et une longévité mécanique reconnue sur un jeu où l’on accumule les heures.
Ce qui freine
- 2 Nm recommandés, ce qui limite fortement l’information disponible dans les gros appuis.
- Pédalier à potentiomètre, avec une dérive possible sur un usage aussi intensif.
- Jante non démontable : aucune évolution possible côté cerceau selon les séries courues.
C’est la façon la plus simple d’entrer sur iRacing, et la documentation de l’éditeur en fait un cas particulièrement bien balisé. Sa table de force le situe à 2 Nm, une page de réglages lui est consacrée, la calibration automatique est décrite comme fonctionnant très bien sur ce type de mécanique, et deux paramètres du jeu, la force minimale et le mode linéaire désactivé, existent précisément pour compenser ce que ces volants ne transmettent pas naturellement. Autrement dit, tu es guidé. Ses limites sont réelles et arriveront vite : peu de force disponible, un pédalier à potentiomètre exposé à la dérive sur des centaines d’heures, et aucune évolution possible côté jante. C’est un volant pour monter en licence, pas pour y rester.
Le tableau comparatif
| Base | Transmission | Couple | Ce qu’elle apporte sur iRacing | Note |
|---|---|---|---|---|
| MOZA R9 V3 | Directe | 9 Nm | Le palier qui tient les relais longs | 9,3 |
| Fanatec CSL DD QR2 | Directe | 5 Nm | L’écosystème de jantes le plus large | 9,1 |
| Logitech G PRO Racing Wheel (PC) | Directe | 11 Nm annoncés | De la marge, et des réglages publiés par l’éditeur | 9,0 |
| Thrustmaster T598 | Directe, flux axial | 5 Nm constant | Un couple annoncé en valeur constante, utile au réglage | 8,9 |
| Logitech G G29 Driving Force | Engrenages | 2 Nm recommandés par l’éditeur | Le cas le mieux documenté par le jeu | 8,2 |
Quelle base selon ton programme sur iRacing
Ton programme décide, et il se résume à deux questions : combien de temps durent tes courses, et jusqu’où comptes tu monter en licence.
Tu débutes et tu vises la sortie de la classe rookie
Prends l’entrée de gamme et sers toi de la calibration automatique. L’éditeur décrit cette fonction comme fonctionnant très bien sur les volants à engrenages et à courroie, ce qui règle la question du réglage pendant que tu apprends le reste. Ta note de sécurité progressera sur ta propreté de pilotage, pas sur ton matériel.
Concentre ton attention sur la régularité plutôt que sur le chrono : c’est ce que le système mesure, et c’est ce qui te fera passer en classe D puis au delà.
Tu cours des sprints et tu vises le classement de niveau
Vise une transmission directe à couple modéré et règle la finement. Sur des courses courtes et denses, ce qui fait la différence est la lisibilité du signal à la limite, pas la force disponible. Une base de 5 à 9 Nm bien réglée te donnera davantage qu’une base puissante laissée à l’estimation.
Utilise la calibration automatique comme point de départ, puis redescends : l’éditeur précise lui même qu’elle se montre souvent trop forte sur les bases puissantes.
Tu vises l’endurance et les relais longs
Choisis sur la fatigue et la stabilité, pas sur le couple maximal. Une force que tu peux tenir deux heures, des capteurs sans contact qui ne dérivent pas, et une position de conduite réglée valent plus que trois newtons mètres supplémentaires.
Pense aussi à l’ensemble du poste, parce qu’en endurance le pédalier fatigue autant que les bras. La méthode de réglage complète, applicable à toutes tes sessions, est dans notre page dédiée aux réglages.
Tu comptes rester des années sur le titre
Achète l’écosystème avant d’acheter la base. Sur un engagement long, ce qui coûte cher n’est pas le premier achat mais les remplacements successifs, et une marque qui propose jantes, pédaliers et accessoires compatibles t’évitera de tout reprendre à zéro.
Le raisonnement complet sur l’achat par étapes est développé dans notre page consacrée à l’achat d’une base seule, et il vaut particulièrement pour ce titre.
Comment cette page a été construite
La source. Les noms de réglages, la table de force recommandée, la description de la calibration automatique, les recommandations d’amortissement par marque et les explications sur les licences et la note de sécurité proviennent de la documentation publiée par l’éditeur du jeu. Les caractéristiques matérielles viennent des fiches des fabricants. Le test. Cette page est une synthèse documentaire : aucune de ces cinq bases n’a été utilisée sur le titre par mes soins, et aucun réglage personnel n’est publié ici. Les critères. Ce que le modèle du jeu implique pour la durée de vie du matériel, la stabilité du signal sur des sessions longues, la fatigue induite par la force, l’évolutivité de l’écosystème, et la présence du modèle dans la documentation de l’éditeur. Ce que cette page ne fait pas. Elle ne classe pas les volants pour ordinateur, sujet d’une page dédiée, ne livre pas la méthode générale de réglage, qui a sa propre page, et n’affiche aucun prix. Aucune marque ne finance ce contenu.
Questions courantes
Quel réglage de force du volant faut il mettre sur iRacing ?
Comment fonctionne la calibration automatique du retour de force ?
Faut il activer le mode linéaire ?
Un volant d’entrée de gamme suffit il pour progresser en licence ?
Pourquoi les recommandations d’amortissement diffèrent elles selon les marques ?
Faut il beaucoup de couple pour l’endurance ?
🏁 Ce qu’il faut retenir
- Le cadre : abonnement, licences et note de sécurité font du matériel un investissement de durée, pas un achat d’essai.
- La sécurité d’abord : l’éditeur demande de limiter la force du volant aux spécifications du fabricant, et publie une table de 2 à 13 Nm selon les modèles.
- L’exception : iRacing calcule seul la force qui n’écrête pas, ce qu’aucun autre titre du silo ne fait.
- Sa limite : cette calibration est souvent trop forte sur les bases puissantes, où il faut redescendre à la main.
- L’endurance : choisis sur la fatigue et la stabilité, jamais sur le couple maximal.
Ce que nous retiendrions : la MOZA R9 V3 pour le palier qui tient les formats longs, la CSL DD QR2 pour l’écosystème de jantes le plus large, la T598 pour son couple annoncé en valeur constante qui simplifie le réglage, et le G29 pour entrer sur le titre en étant guidé par la documentation de l’éditeur. Ce que nous vérifierions avant de commander : la valeur de couple à renseigner dans le jeu et sa nature, crête ou constante, l’existence d’un écosystème de jantes et de pédaliers compatibles, le type de capteur du pédalier, et la fixation nécessaire au couple visé. Ce que cet avis ne couvre pas : le comportement réel de ces cinq bases sur le titre, aucune n’ayant été utilisée par nos soins, ni les valeurs de réglage chiffrées, qui dépendent du matériel de chacun.