Une button box est un boîtier de boutons, d’interrupteurs, d’encodeurs et de commutateurs qui ajoute des commandes à celles de la jante, pour régler l’ABS, l’antipatinage ou la répartition de freinage sans quitter la piste des yeux. Pour le jeu, c’est un contrôleur de plus. Sur PC, elle se branche en USB, souvent sans pilote selon les fabricants qui le précisent. Sur console, aucun fabricant de boîtier autonome que nous avons relevé ne la déclare compatible, et la seule voie documentée passe par la marque de ta base.
Cette entrée de l’encyclopédie explique ce que le mot recouvre, comment un boîtier se branche et se fait reconnaître, comment compter ses entrées, et ce qu’écrivent Fanatec, Logitech, MOZA, Heusinkveld, Apex, Ascher, Simucube et Leo Bodnar sur la console. Le choix d’une jante, qui porte souvent assez de commandes, se fait dans notre guide du volant simracing.
Qu’est-ce qu’une button box en simracing ?
Un panneau de commandes supplémentaires, posé sur le cockpit ou fixé à la jante, que le jeu lit comme un contrôleur de jeu. Fanatec la décrit comme un appareil généralement branché en USB.
Ce qu’elle contient
Quatre familles de commandes, que les fiches mélangent souvent sous le seul mot « boutons » :
- Les boutons, à impulsion : une pression, une entrée.
- Les interrupteurs, à bascule, qui restent dans une position.
- Les encodeurs, des molettes sans butée qui envoient une impulsion par cran, dans un sens ou dans l’autre. Le mot a un second sens sur le site, le capteur de position d’une base, traité dans notre entrée sur la résolution d’encodeur.
- Les commutateurs multi-positions, des sélecteurs rotatifs à crans fixes, de 7 à 12 positions selon les modèles relevés.
Ce que le jeu voit
Un contrôleur de jeu de plus, avec son nom et ses entrées. Leo Bodnar, qui vend des cartes pour fabriquer un boîtier, indique que la sienne apparaît sous le nom « Button Box Interface BBI-64 » et que chaque carte porte un numéro de série unique, pour que deux cartes identiques ne se confondent pas dans le jeu. Le jeu ne sait pas s’il lit un bouton, un interrupteur ou un encodeur : il ne voit que des entrées qui s’activent.
Quelles familles de button box existent, et laquelle te concerne ?
Quatre, et elles ne se branchent pas de la même façon : c’est ce qui décide de la plateforme sur laquelle elles fonctionnent.
Le boîtier posé ou vissé au cockpit
C’est le sens le plus courant : un boîtier autonome, relié au PC par son propre câble USB, fixé sur un support du cockpit. Apex vend ce type de boîtier en le déclarant compatible avec le PC seulement. Plus d’une dizaine des avis de cockpits du site citent un support prévu pour lui, aux côtés des leviers et des freins à main.
Le module ou la plaque de jante
Un bloc de commandes qui se fixe entre la base et la couronne, et se branche sur le moyeu. Fanatec les vend comme accessoires de ses moyeux, sous le nom de modules de boutons ; Ascher Racing vend une plaque de 16 entrées, et MOZA appelle « button box » l’électronique de sa jante CS Pro. Ce type de boîtier passe par la base, et c’est lui qui peut ouvrir la console.
Le boîtier à écran
Un boîtier qui porte aussi un afficheur. Heusinkveld annonce son DisplayDash avec 47 entrées, 17 LED et un motif VESA de 100 x 100, déclaré pour le PC seulement. L’écran de ce type d’appareil relève de la télémétrie, traitée dans notre page sur l’export de télémétrie.
Le boîtier d’arrêt qui porte le même nom
Simucube appelle « Torque off button box » le boîtier à distance qui coupe le couple de sa base Simucube 2. Ce n’est pas un panneau de commandes de jeu : c’est un organe de sécurité. Quand une notice parle de button box, vérifie de laquelle il s’agit.
Comment une button box se branche-t-elle et se fait-elle reconnaître ?
En USB directement sur le PC pour un boîtier autonome, par la jante et la base pour un module. Le chemin compte plus que le boîtier : il décide si le jeu le voit, et sur quelle machine.
En USB sur le PC
Sans pilote, pour les cartes de Leo Bodnar comme pour les boîtiers dont la fiche le précise. Un boîtier chargé de LED ou d’un écran consomme plus : le manuel du DisplayDash demande une alimentation de 1,5 A sous 5 V, et prévient que ses propres ports USB-A sont limités à 0,15 A. Au vu de ces chiffres, si un boîtier chargé de LED se déconnecte sur un concentrateur USB non alimenté, l’alimentation est la première piste. Un boîtier non reconnu suit la même méthode qu’un volant, détaillée dans notre page volant non reconnu.
Par la jante, le moyeu ou la base
Un module Fanatec se relie au moyeu par le connecteur DataPort-C, et ses entrées remontent par la base. MOZA écrit, sur la page de support de sa base R5 et pour le cas qu’elle décrit, que « button functionality requires the wheel to connect separately to the PC ». Simucube, pour sa génération 3, relie aussi le volant en USB directement au PC. Selon la marque, les entrées d’un module passent donc par la base, ou contournent la base par l’USB.
Combien d’entrées une button box offre-t-elle vraiment ?
Plus que de boutons visibles, parce qu’une molette ou un sélecteur occupe plusieurs entrées. C’est le nombre d’entrées qu’il faut comparer entre deux fiches, pas le nombre de commandes.
Compter en entrées, pas en boutons
- Un bouton ou un interrupteur : une entrée.
- Un encodeur : deux entrées, une par sens, selon Leo Bodnar et Fanatec.
- Un encodeur à poussoir : trois entrées, les deux sens et la pression.
- Un sélecteur : une entrée par position, sept pour le sélecteur à 7 voies d’Apex, douze pour un commutateur à 12 positions sur une carte Leo Bodnar.
Le calcul se vérifie sur le DisplayDash de Heusinkveld : douze encodeurs à poussoir à trois entrées, quatre boutons et un sélecteur à sept positions donnent 12 x 3 + 4 + 7, soit les 47 entrées annoncées. C’est une règle de lecture simple, et la plus utile avant d’acheter : un boîtier à « 20 commandes » peut offrir 50 entrées ou 20.
Les modes des commutateurs
Un commutateur multi-positions peut se comporter de plusieurs façons. Fanatec décrit quatre modes pour ceux de ses jantes : ENC, qui le fait agir comme un encodeur, PULSE, CONST et AUTO. Leo Bodnar règle ses encodeurs à une, deux ou quatre impulsions par cran. Le bon mode dépend du réglage visé dans le jeu : un sélecteur de cartographie moteur en position fixe, un réglage de répartition de freinage en impulsions.
32 ou 128 boutons : la limite du système
La structure de base de DirectInput, l’interface de Windows qui lit les contrôleurs, compte 32 boutons ; sa structure étendue en compte 128, selon la documentation de Microsoft. Simucube 2 expose 128 boutons, et Leo Bodnar prévient que tous les logiciels ne lisent pas au-delà de 32. Nous n’avons trouvé aucun éditeur de simulation de course qui publie sa propre limite : si un boîtier très chargé semble perdre ses dernières entrées dans un jeu, c’est la première piste à vérifier.
Une button box fonctionne-t-elle sur PS5 ou Xbox ?
Aucun fabricant de boîtier autonome que nous avons relevé ne la déclare compatible console, et les fabricants de bases écrivent que leurs ports sont fermés au matériel d’autres marques. La seule voie documentée, sur console, est le module de jante de la marque de ta base, quand cette base est elle-même compatible avec la console.
Ce qu’écrivent les fabricants de boîtiers
Apex écrit « PC Compatible Only », Heusinkveld déclare son DisplayDash pour le PC seulement, et MOZA déclare le PC comme seule plateforme de son panneau de commandes MTLP, un panneau conçu pour la simulation de vol. Les cartes de Leo Bodnar ne citent aucune console. Ascher écrit « Platform independent USB connection » pour sa plaque, sans nommer de console : ce n’est pas une déclaration de compatibilité.
Ce qu’écrivent les fabricants de bases
- Fanatec explique que la compatibilité PlayStation vient d’une puce dans la base sous licence, et la compatibilité Xbox d’une puce dans la jante ou le moyeu. Un accessoire d’une autre marque branché sur la base, écrit Fanatec, « typically won’t work » sur console. Son module Rally fonctionne sur PlayStation avec les bases sous licence PlayStation.
- Logitech écrit, dans le guide de la RS50, que seuls les périphériques de course Logitech fonctionnent sur ses ports.
- Le manuel de la CSL DD de Fanatec réserve ses ports DataPort-C aux produits de la marque.
Fanatec précise aussi que son moyeu sans boutons, le Wheel Hub, ne transmet aucune pression sur la touche PS : il faut donc une manette ou une jante qui la porte pour se faire reconnaître comme contrôleur actif. Les bases Fanatec et leurs licences sont détaillées dans notre page de dépannage des bases Fanatec.
La voie du clavier
Elle existe sur le papier, et les textes divergent. Sony documente le branchement d’un clavier USB ou Bluetooth sur la PS5. La foire aux questions de l’éditeur d’ACC, publiée pour la sortie console, répondait non à la prise en charge du clavier et de la souris au lancement du jeu. Des tutoriels publiés rapportent pourtant un clavier programmable utilisé comme button box dans ACC sur PS4 et PS5, et seulement dans les menus de Gran Turismo 7. Nous n’avons trouvé aucun texte d’éditeur plus récent qui tranche.
Je roule sur PS5, sur Gran Turismo 7 et Assetto Corsa Competizione : pour ces jeux, la voie sûre reste les commandes de la jante et, avec une base qui l’accepte, le module de la même marque. Le reste de la question plateforme se pose dans notre guide simracing sur PC ou console.
Que mettre sur une button box, et que laisser sur la jante ?
Sur la jante, ce que tu touches en freinant ou en tournant ; sur le boîtier, ce que tu règles en ligne droite ou une fois par relais. Fanatec cite, parmi les réglages qu’un boîtier sert à porter, l’antipatinage, l’ABS, la cartographie moteur, la répartition de freinage et le mélange carburant. Le nombre de commandes utiles dépend de la discipline : une voiture GT moderne expose ces réglages en course, une voiture historique presque aucun, et une Formule en porte l’essentiel sur sa propre jante. Ce que les volants de Formule offrent déjà est détaillé dans notre sélection du meilleur volant F1.
En réalité virtuelle, un boîtier posé au cockpit devient invisible : les commandes doivent alors se trouver au toucher, ce qui plaide pour un module de jante ou pour peu de commandes bien espacées.
Peut-on fabriquer sa button box ?
Oui, avec une carte d’interface qui transforme des boutons en contrôleur USB. Leo Bodnar vend la BBI-32, pour 32 boutons et jusqu’à 16 encodeurs sur une carte de 85,6 x 54 mm, la BBI-64, pour 64 boutons et 32 encodeurs, et la Micro-BBI, pour 20 boutons et 10 encodeurs sur 23,6 x 18 mm. La carte se déclare au système comme un contrôleur de jeu, sans pilote, et le reste est une affaire de boîtier, de perçage et de soudure. Les règles de comptage plus haut valent aussi pour un boîtier fait maison, comme la limite des 32 boutons dans certains logiciels.
Où la button box intervient-elle dans un achat ?
Après la base, la jante et le pédalier, dans la plupart des cas. La doctrine du site sur l’ordre d’achat place d’abord ce qui transmet l’information, la direction et le freinage, puis la fixation si celle du carton ne suffit pas : un boîtier de boutons vient après, et seulement si la jante manque de commandes pour ta discipline. Avant d’en acheter un, vérifie trois choses :
- La plateforme : PC seulement pour un boîtier autonome, module de la même marque sur console.
- La fixation : un support sur le cockpit, ou un motif VESA comme celui du DisplayDash. Les supports se comparent dans les avis de notre guide du cockpit simracing.
- Les entrées : le total réel, et le nombre de boutons que tes jeux et ton système lisent.
L’outil de compatibilité aide à vérifier le reste du poste.
Comment cette page a été construite
La source. Les pages et manuels de Fanatec sur les plateformes, les accessoires tiers, les modules de boutons, les encodeurs rotatifs et le Wheel Hub, le manuel de la CSL DD, le guide de la Logitech RS50, la page de support de la base MOZA R5 et la fiche du MTLP, la page et le manuel du DisplayDash de Heusinkveld, les fiches d’Apex et d’Ascher Racing, la documentation des Simucube 2 et 3, les fiches des cartes de Leo Bodnar, la documentation DirectInput de Microsoft, la page de Sony sur les claviers de la PS5 et la foire aux questions de l’éditeur d’ACC pour sa sortie console, lues le 2 novembre 2026. Les catalogues des boutiques de Simagic et de MOZA Europe ont été parcourus ce jour-là. Le constat repris. L’usage d’un clavier programmable sur PS5 est rapporté par des tutoriels publiés et présenté comme tel. Le test. Cette entrée ne repose sur aucune prise en main d’un boîtier. La pratique personnelle du propriétaire du site se limite à la PS5. Le contrôle. Cinq pages francophones et anglophones ont été lues en entier, une douzaine par sections : aucune ne met en regard la règle console des fabricants, le comptage des entrées et les familles de boîtiers avec leur chemin de connexion. Les manques. Les pages de Thrustmaster et d’Asetek n’ont pas pu être lues, et nous n’avons trouvé aucun éditeur qui publie sa limite de boutons. La date. Vérifications faites le 2 novembre 2026.
Questions courantes
Faut-il un pilote pour une button box ?
Peut-on brancher une button box sur la base plutôt que sur le PC ?
Un Stream Deck peut-il servir de button box ?
🏁 Ce qu’il faut retenir
- Le principe : des commandes en plus, que le jeu lit comme un contrôleur.
- Le comptage : un encodeur vaut deux entrées, un sélecteur une par position.
- La console : aucun boîtier autonome déclaré, seul le module de la marque de la base.
- La limite : 32 boutons dans certains logiciels, 128 dans la structure étendue.
Ce que nous ferions d’abord : compter ce que la jante offre déjà, et ce que ta discipline demande vraiment. Ce que nous vérifierions ensuite : la plateforme déclarée par le fabricant, le total d’entrées et la fixation sur ton cockpit. Ce que cette page ne couvre pas : le choix d’un modèle, ni l’affectation jeu par jeu, que les éditeurs ne documentent pas assez pour l’écrire.





